Tout le monde ne sera pas toujours là demain

Étonnants, ces réveils qui ne finissent point.
Un jour après l’autre,
se réveiller,
respirer “en faisant”
et dormir “en ne faisant pas” ;
mais respirant
toujours.
Le mouvement ?
On le sent avec les absences. Une annonce d’une mort. Le temps concède alors un arrêt pour débobiner. Étaler la mémoire et visiter les traces de tout ce qui a été. Les effluves de tous les bonheurs montent alors aux âmes pour atteindre ce qui ne sera peut-être jamais.
Là, germent les compagnonnages.
Des pas.
Des souffles et sueurs à proximité qui suintent et sèchent en toute confidence. On se raconte alors des vies, des ambitions, des rêves, des amours, des douleurs, des joies.
Des silences aussi.
Une annonce d’une mort. Le temps concède à nouveau un arrêt pour débobiner.
Le groupe dégrossit. Les souvenirs tarissent. Les souffles se taisent. Mais le mouvement, lui, survit. Plus long, plus loin.
Demain, tout le monde ne sera pas toujours là.
Les souvenirs, Oui. Tous.